


J'ai eu l'honneur de servir au 2éme Régiment Etranger d'Infanterie sous les ordres du Capitaine TOULIN en 1990 au sein de la 1ére Compagnie. Un vrai chef ce Capitaine.
Le 1er avril 1841, la Légion est scindée en deux. À partir des 4éme et 5éme Bataillons du régiment étranger, le 2éme Etranger est créé. Il compte, comme les autres régiments d'infanterie de ligne de l'époque, 3000 hommes.
Il s'établit dans la région de Constantine en Algérie, ses bataillons tenant garnison à Bône, Bougie et Djidjelli. Le colonel Senilhes en est le premier chef de corps.
Le premier drapeau du régiment est remis en 1848 au colonel Carbuccia.
Les soies du drapeau de la 2éme Légion Etrangère
En 1854, Napoléon III décide la création d'une 2éme Légion, composée uniquement de Suisses. Mais le recrutement n'étant pas suffisant, les deux unités engagées en Crimée sont licenciées à la fin du conflit et regroupées pour former le 2éme Régiment Etranger, qui repart en Algérie en 1856.
Le 1er janvier 1862, les deux régiments étrangers fusionnement et prennent le nom de Régiment Etranger.
Le 13 mars 1875, la réorganisation de l'Armée d'Afrique contraint le régiment à prendre le nom de "Légion Etrangère". Son effectif est de 3 018 hommes.
Le 1erjanvier 1885, le 2éme Régiment Etranger est officiellement recréé. Les 1er et 2éme Bataillons restent en Algérie. Le 3éme est détaché au Tonkin et le 4éme, envoyé à Formose en 1884, rejoint ensuite le Tonkin.

Histoire du 2éme Régiment Etranger d'Infanterie
A ses débuts, l'histoire du 2éme Régiment Etranger s'est confondue avec celle de son aîné, le 1er Etranger mais rapidement, le 2éme Etranger s'est forgé sa propre réputation, faite de gloire et de combats.
L’Algérie
A sa création, le régiment est immédiatement engagé dans la lutte contre les troupes d'Abd El-Kader. Durant plusieurs années, les légionnaires mèneront de front, la campagne militaire de pacification et la mise en valeur du pays (construction de route, de puits, etc.).
En 1849, le régiment, avec à sa tête le colonel Carbuccia participe à la bataille de Zaatcha.
En 1853, 200 légionnaires du régiment prennent part à une colonne chargée d'aller lutter contre les tribus sahariennes. Cette colonne est montée à dos de dromadaire. Ce moyen de transport avait été expérimenté par efficacement par le colonel Carbuccia.

La Crimée (1854-1856)
Le 27 juin 1854, le Jean Bart embarque deux bataillons du régiment. Le 3éme Bataillon et le dépôt du régiment partent quant à eux s'installer en Corse, à Bastia afin d'y former le dépôt de guerre pour alimenter les deux régiments étrangers partis en Crimée.
Gallipoli
Débarqué le 7 et 8 juillet sur la presqu'île de Gallipoli en Mer Noire, le 2éme Etranger est regroupé avec le 1er au sein de la 2éme Brigade de la 5éme Division de l'Armée d'Orient. Mais celle-ci sera surnommée, dès lors, la Brigade Etrangère et sera placée sous les ordres du général Carbuccia, ancien chef de corps du régiment.
Mais le choléra fait son apparition et ses premières victimes. Le général Carbuccia décède le 17 juillet.
Alma
Le 24 août, un bataillon formé des compagnies d'élites des deux régiments étrangers débarque à Varna. Il est placé sous les ordres du général Canrobert. Sa mission sera de donner un coup d'arrêt aux colonnes russes.
La bataille a lieu le 20 septembre. La confusion sur place est totale, les erreurs de commandement, ordres contraires, etc. sèment la pagaille sur le champ de bataille. Les Russes, se replient et la victoire revient aux alliés.
Sébastopol
Le siège de Sébastopol, durant l'hiver 1854-1855 est particulièrement éprouvant. Les hommes ne sont pas équipés pour supporter ces températures et le choléra frappe toujours le corps expéditionnaire. Néanmoins, les ventres de cuir (surnom donné aux légionnaires par les russes en raison de leur cartouchière sur le ventre), se montrer admirables. Notamment dans la nuit du 19 au 20 janvier, au cours de laquelle le 2éme Bataillon du 2éme Etranger repousse une sotie ennemie, ce qui lui vaut d'être cité en exemple.
Le 21 juin, les compagnies d'élites du 3éme Bataillon et tous les effectifs disponibles laissés en Corse arrivent en Crimée.
Le 8 septembre, c'est l'assaut final et le 10, le 2éme Régiment Etranger, drapeau et musique en tête, défile dans les rues de Sébastopol.

Retour en Algérie
En 1856, le régiment est de retour en Afrique du Nord. Il tient garnison à Sidi-Bel-Abbès. A l'automne il prend part à une grande opération de réduction de la Kabylie. En 1857, le maréchal Randon d'une route entre Souk-El-Arba et Tizi-Ouzou. Ce sera le plus long tronçon de route construit par les légionnaires.
Le 24 juin 1857, le régiment participe à la bataille d'Ischeriden où il enlève de manière admirable la place forte ennemie.

Campagne d'Italie
Magenta
Le 26 avril 1859, le Vauban débarque le 2éme Etranger en rade de Gênes. Celui-ci fait partie du 2éme Corps d'Armée du maréchal de Mac-Mahon qui doit bouter les Austro-hongrois hors du territoire italien.
Le 4 juin, le régiment se porte sur le village de Magenta. La fusillade avec les Autrichiens est dure et le combat incertain.
Mais, galvanisés par leur chef de corps, le colonel de Chabrières, ils bousculent l'ennemi, le forçant à se retrancher dans les lisières du village. Il faudra l'appui de l'artillerie et le renfort du corps d'armée pour emporter le village.
La victoire est française mais la journée restera dans l'esprit des légionnaires du 2 comme le jour de la mort de leur chef, frappé en plein poitrine alors qu'il commandait la charge.
Solférino
Le 24 juin, les légionnaires se heurtent aux Autrichiens en arrivant à la tour de Solférino. La bataille restera dans les mémoires comme ayant été le déclencheur de la création de la Croix-Rouge par un civil suisse Henri Dunant.
Le 14 août, avant de repartir pour l'Algérie, le 2éme Etranger défile devant l'Empereur. C'est la première fois que la Légion défile à Paris.

Expédition du Mexique (1861-1867)
"La Légion ne formant plus qu'un seul régiment, l'histoire des 1er et 2éme Etrangers se rejoint, c'est pourquoi ce texte est emprunté directement de la page Légion étrangère :"
Initialement, la Légion ne devait pas participer à la campagne, mais une pétition de ses officiers adressée au ministre de la guerre eut pour effet de punir ceux-ci et d'envoyer le Régiment étranger au Mexique.
Le régiment arrive le 25 mars 1863 et se voit alors confier la tâche ingrate de l'escorte des convois entre Veracruz et Puebla. Mais la 3e compagnie s'illustra le 30 avril 1863 au cours du combat de Camerone qui restera dans l'histoire comme l'illustration du sacrifice au nom de la parole donnée.
De décembre 1864 à février 1865, les unités du régiment participent au siège de Oajacca.
Le 3 juillet 1866, les 3éme et 5éme compagnies du 4éme Bataillon livrent un combat comparable à celui de Camerone. Sous les ordres du capitaine Frenet, les 125 légionnaires encerclés dans l'hacienda de l'Incarnation résistent victorieusement durant 48 heures à plus de 600 Mexicains.
En 1866, la Légion rejoins l'Algérie.

Guerre franco-allemande de 1870
Le 19 juillet 1870, la guerre éclate entre la France et la Prusse. Cette guerre se déroule sur le sol de France, où la Légion, n'a pas, normalement, à intervenir. Par ailleurs, on ne peut pas demander aux légionnaires allemands de se battre contre leur pays. Mais la situation est si critique que le gouvernement fait appel aux troupes d'Afrique.
Deux bataillons sont formés pour partir en France, les légionnaires allemands, le drapeau du régiment et la musique reste à Sidi-Bel-Abbès. Pendant ce temps, un 5éme Bataillon est créé sur le sol national pour incorporer les étrangers qui veulent servir leur patrie d'adoption. Ce bataillon se distingue particulièrement pour sa vaillance lors de la bataille d'Orléans le 10 octobre.
Les bataillons arrivés d'Algérie se fondent avec les rescapés des combats d'Orléans mais ils connaîtront la défaites avec l'armée de l'est. Ce qui reste de l'unité participe à la répression de la Commune de Paris en avril et mai 1871.
Le 11 juin, le régiment étranger de marche formé pour la circonstance cesse d'exister. Ses éléments retrouvent le chemin de l'Algérie.

Algérie (1870-1907)
En Algérie, la défaite française a semé quelques doutes dans les esprits et les colonnes de légionnaires ont du employer la force pour continuer à montrer la présence de l'état dans cette région.
En 1881, la révolte du marabout Bou Amama sera le prélude à deux années d'escarmouches, combats et poursuites avec notamment le combat de Chott Tigri où 50 légionnaires laisseront leur vie face à plusieurs milliers de cavaliers arabes.
Le 2 novembre 1886, le régiment emménage à Saïda qui deviendra sa base arrière où tous les bataillons viendront se reposer à tour de rôle.

Drapeau du 2éme Etranger et sa garde prise à Saida
La pénétration vers le sud commence alors. Les légionnaires s'adaptent et créent les compagnies montées afin de ravitailler les oasis lointains.

Le Tonkin (1883-1915)
Le 18 novembre 1883, les 600 premiers légionnaires débarquent au Tonkin. Ils participent aux colonnes de l'amiral Courbet qui lutte contre les Pavillons noirs.
Le 16 décembre, les légionnaires accomplissent leur premier fait d'armes en terre asiatique en prenant la citadelle de Son-Tay. Renforcés par le 2éme Bataillon à partir de février 1884, les légionnaires s'emparent de la forteresse de Bac Ninh.
Du 26 janvier au 3 mars 1885, la citadelle de Tuyen Quang, défendue par une majorité de légionnaires est assiégée. Ce fait d'armes, par ses actions d'éclat et de bravoure est à rapprocher de Camerone.

l'Afrique
Dahomey (1892-1894)
En 1892, le roi Behanzin menace le comptoir de Porto Novo et la France décide d'intervenir. Un bataillon étranger de marche est constitué. Il est placé administrative sous commandement du 2éme Etranger.
De Cotonou, les légionnaires doivent s'emparer d'Ahomey, la capitale du mutin. Deux mois et demi seront nécessaires pour atteindre la cité au prix de combats répétés contre les soldats, et surtout les amazones du roi. Celui-ci capitule et est capturé par les légionnaires en janvier 1894.
Soudan (actuel Mali) (1892-1893)
Une compagnie de marche est formée à Saïda et transportée à Kayes afin de soumettre les sultans Ahmadou et Samory Touré. Une fois sa mission accomplie avec succès, la compagnie est dissoute à son retour à Saïda le 24 juin 1893.
Guinée 1894
Un bataillon de marche constitué de deux compagnies des deux régiments étrangers est constitué au début de l'année 1894 pour pacifier le Niger. La victoire des légionnaires à la forteresse d'Ouilla et les patrouilles de police dans la région accélèrent la soumission des tribus. Mais 51 légionnaires doivent être hospitalisés en Guinée des suites de maladies tropicales et de la dysenterie.
Madagascar (1895-1905)
En 1895, le 2éme Régiment Etranger envoie deux compagnies qui, avec le 1er Régiment Etranger, forment un bataillon participent au corps expéditionnaire à Madagascar. Ce corps expéditionnaire a pour mission de rétablir la souveraineté française sur le territoire et le bataillon étranger forme le fer de lance de la colonne lancée sur Tananarive. Il rentre en Algérie une fois sa mission terminée en décembre 1895.
Mais dès 1896, le général Galliéni, appelé à réduire une deuxième insurrection, demande à partir avec 600 Légionnaires afin de pouvoir "mourir convenablement" le cas échéant. Deux compagnies du 2éme Etranger sont donc mises à sa disposition et embarquent avec lui le 10 août.

La Première Guerre mondiale
En 1914, le 2éme Etranger rejoint la France afin de participer à la défense du territoire national. Là sera constitué le 2éme Régiment de Marche du 2éme Régiment Etranger, regroupé au camp de Mailly avant d'être engagé.
Le régiment est engagé en Champagne dès l'hiver 1914-1915 puis, lors de l'offensive de Champagne en septembre 1915, gagne une citation à l'ordre de l'armée.
Les pertes sont grandes et, à compter du 11 novembre 1915, les Légionnaires du 2éme Etranger sont versés au Régiment de Marche de la Légion Etrangère, figure emblématique de la Légion pour le restant de la guerre.

Maroc 1907 - 1943
De Casablanca à Fès 1907 - 1914
Les premières opérations de la pacification du Maroc, en 1907, sont limitées par la nature du terrain et l'absence de voies d'accès.
Les 1er et 4éme Bataillons débarquent à Casablanca le 1er septembre. Elles forment un régiment de marche aux ordres du lieutenant-colonel Brulard. Cette unité est immédiatement engagée dans de violents combats contre les guerriers du bled. La pacification de la plaine côtière durera 15 mois et le régiment rentrera en Algérie en 1908.
Mais il reviendra régulièrement au Maroc occidental.
Les colonnes du Haut-Guir
Plus au sud, au Maroc oriental, les rebelles se rassemblent et des colonnes sont formées pour plus d'efficacité. Les unités de Légion étrangère sont pleinement impliquées.
C'est à cette époque, vers les années 1911 à 1914 que se distingue la compagnie montée du capitaine Paul-Frédéric Rollet.
Le Maroc en 1914 - 1918
Lyautey est contraint de se séparer d'un grand nombre de troupes qui partent défendre la Patrie en Europe. Les dissidents en profitent pour augmenter leurs actions et la lutte est dure pour ceux qui sont restés au Maroc.

Le Général Lyautey
Les 3éme et 6éme Bataillons sont regroupés pour former le 1er Régiment de Marche du 2éme Régiment Etranger. La compagnie montée est stationnée, quand à elle à Oued Amelil. En 1916, un bataillon mixte est créé à Bou-Denib avec deux compagnies du 2éme Etranger et deux compagnies des Bataillons d'Afrique.
Ces unités sont de tous les combats dans la région : engagement contre les rebelles, escortes de convois, etc. Si bien qu'en 1918, la guerre est gagnée sur le front européen et la France tient toujours le Maroc.

Les années 1920
La fin de la guerre, avec les pertes subies et la libération des EVDG (Engagés Volontaires pour la Durée de la Guerre) mais aussi le nouvel afflux de candidats provenant de toute l'Europe, provoque une forte restructuration.
Le RMLE devient le 3éme Régiment Etranger d’Infanterie alors que le 4éme Régiment Etranger d'Infanterie est créé en 1921 avec les bataillons des régiments restés au Maroc. La même année, le 2éme Régiment Etranger d'Infanterie est recréé, les premiers escadrons de cavaliers y voient le jour, grâce à l'arrivée massive de réfugiés russes.
Le régiment s'installe alors au Maroc, à Meknès. Il comprend trois bataillons de huit cents hommes chacun. Le régiment est alors renforcé par des unités spécialisées : Compagnie de Sapeurs Pionniers, Batterie d'Artillerie, Compagnie d'Engins et de Transmissions. Une Compagnie Montée est recréée, afin de remplacer l'ancienne, cédée au 3éme Régiment Etranger d'Infanterie.

Prise d'armes dans le RIF
Le général BOICHUT décorant de la Croix de Guerre avec palme
le famion du 1er Batallion du 2éme Régiment Etranger
à Boured le 28 mai 1926
De 1924 à 1926, les troupes françaises luttent d'arrache-pied contre les troupes, nombreuses et motivées d'Abd-el-Krim. Ensuite, viennent les derniers combats du Rif, combats qui sont souvent livrés à plus de 2000 m d'altitude. Le dernier engagement du régiment au Maroc a lieu au djebel Saho.
En 1934, les combats au Maroc sont terminés et la pacification achevée. Le 2éme Etranger connaît la paix et la vie de garnison pour la première fois depuis sa création. Les opérations cèdent le pas aux travaux de temps de paix. Le régiment construit des routes et le pays est bientôt sillonné de voies aux bornes marquées d'un 2.

La Deuxième Guerre mondiale
Le régiment paye son écot à la guerre et contribue à la formation des 11éme et 12éme Régiment Etranger d'Infanterie, de la 13éme Demi Brigade de la Légion Etrangère et des Régiments de Marche de Volontaires Etrangers (R.M.V.E).

Remise du fanion d’une section du 2ème Bataillon
12ème Régiment Etranger d'Infanterie



fanion du 2éme Bataillon
du 11éme Régiment Etranger d'Infanterie



Relique du fanion de la 6éme Compagnie
du 11éme Régiment Etranger d'Infanterie

1er Régiment de Marche de Volontaires Etrangers
puis devient
le 21éme Régiment de Marche de Volontaires Etrangers


2éme Régiment de Marche de Volontaires Etrangers
puis devient
le 21éme Régiment de Marche de Volontaires Etrangers
Il fusionne en 1940 avec le 4éme Régiment Etranger et s'implante à Marrakech. Mais, faute de recrutement, ses effectifs sont absorbés par les autres unités, engagées en Tunisie, et par le Régiment de Marche de la Légion Etrangère. Le 1er avril 1943, le 2éme Régiment Etranger d’Infanterie est dissous.

Extrême-Orient 1946 - 1954
Le Sud-Annam Le 1er août 1945, pour faire suite aux réorganisations de la fin de la guerre, et afin de partir soutenir les troupes françaises diminuée en Indochine, le Régiment de Marche de la Légion Etrangère d'Extrême-Orient (RMLE/EO) est créé. Le drapeau du 2éme Etranger lui est confié et il reprend son nom le 1er janvier 1946.

Insigne tissue
du Régiment de Marche de la Légion Etrangère
Extreme-Orient

Insigne version local et version courante
du Régiment de Marche de la Légion Etrangère
Extreme-Orient
Le régiment arrive au Sud-Annam en février 1946 pour tenter de pacifier ce territoire face à un nouvel ennemi : le Viêt-Minh. En quelques semaines, le régiment vient à bout du dispositif militaire ennemi dans la région et les accords de Fontainebleau permettent un peu de répit.
Mais en décembre 1946, le régiment est de nouveau sollicité par l'attaque du Viêt-Minh qui s'est réorganisé.
C'est à cette époque qu'est créé le train blindé de la Légion étrangère.

Le 4 mars 1948, le général Lorillot décore le drapeau
Du 2éme Régiment Etranger d’Infanterie de
La Croix de Guerre des T.O.E.
Le Tonkin
Pendant ce temps, le 1er Bataillon du régiment était engagé au Tonkin. Mais malgré de belles actions et une citation à l'Ordre de l'Armée, il rentre en Algérie en 1948, faute d'effectifs. Recréé le 1 décembre de la même année, ce bataillon rejoint le gros du 2éme Etranger en Indochine. En 1950, un 4éme Bataillon est même créé, à partir de renforts venus d'Afrique du Nord et d'autochtones.
Le régiment reçoit la mission de fortifier la frontière et d'y construire des blockhaus. Les opérations qui suivent vont s'étaler sur les années 1952 - 1953 et verront les bataillons se couvrir de gloire dans une lutte sans merci.
Điện Biên Phủ
Le 1er bataillon du 2éme Etranger est aérotransporté sur le camp retranché en janvier 1954. Il tient le centre de résistance Huguette, composé de 8 points d'appuis.
Huguette est principalement défendue par les 630 hommes du chef de bataillon Clémençon. Les reconnaissances à l'extérieur du camp vont être de plus en plus difficiles, l'étau ennemi se resserre. La première attaque générale est lancée le 13 mars. La chute du camp retranché marquera la disparition du bataillon et le début de l'internement pour les survivants, prisonniers des Viêt-Minh.
En janvier 1955, le 2éme Régiment Etranger d'Infanterie quitte définitivement l'Indochine.

Retour en Afrique du Nord
En 1955, le régiment reprend garnison en Tunisie. Rapidement, la situation se dégrade en Tunisie et les combats reprennent. Puis le régiment se rend au Maroc. En 1956, le régiment s'installe en Algérie, dans la région de Bône et de Djidjelli. C'est à cette occasion, que le régiment devient le premier des régiments de Légion à être mécanisé. Equipé de jeeps, de Dodge 6x6 et d'automitrailleuses, l'unité doit apprendre un nouveau type de combat, alliant mobilité, vitesse et puissance de feu.
La restructuration entraîne la disparition des bataillons au profit des compagnies regroupées en Groupes de Compagnie portée (G.C.P). A ce moment débute l'action du régiment en tant qu'unité portée. Les combats, le long de la frontière algéro-tunisienne feront rage pendant 5 ans. Le régiment y gagnera 2567 Croix de la Valeur militaire à titre individuel mais y perdra près de 300 des siens, tous grades confondus.


HARKA commando du 2éme Régiment Etranger d'Infanterie
Insigne en tissus du CDO
2éme Régiment Etranger d'Infanterie
en Algérie

Le régiment du Sahara 1962 - 1967
Après le cessez-le-feu, en 1962, le 2éme Régiment Etranger d'Infanterie est envoyé dans la région de Colomb-Béchar. Sa mission principale est de surveiller les sites du "Centre Interarmées d'Essais d'Engins Spéciaux" (CIEES) ; ces sites sont vitaux pour la politique de défense de la France et verront les premiers essais nucléaires et le lancement des premiers satellites.
En 1967, l'ordre d'évacuer le site est donné et le régiment est la dernière unité à quitter le Sud pour la base française de Mers-El-Kébir. Mais la base ferme et le régiment est de nouveau dissous le 31 janvier 1968, lorsqu'il quitte la terre d'Afrique qui l'a vu naître.

La Corse et le groupement de la Légion
Les éléments du 1er Etranger installés en Corse sont regroupés au sein du Groupement de la Légion en 1972 et redonnent ainsi vie au 2éme Etranger. Celui-ci regroupe alors le Groupement d'Instruction de la Légion Etrangère (G.I.L.E) et le Groupement Opérationnel de la Légion Etrangère (G.O.L.E). En 1977, le Groupement d'Instruction de la Légion Etrangère est rattaché au 1er Régiment Etranger et le 2éme Régiment Etranger conserve toute la partie opérationnelle.

Compagnie de Commandente et de Service
du Groupement d'Instruction de la Légion Etrangère

1ére Compagnie 2éme Compagnie
du Groupement d'Instruction de la Légion Etrangère du Groupement d'Instruction de la Légion Etrangère

Compagnie d'Instruction des Cadres Compagnie d'Instruction des Spécialistes
du Groupement d'Instruction de la Légion Etrangère du Groupement d'Instruction de la Légion Etrangère
C'est le temps de l'entraînement, des compagnies tournantes, et de l'engagement opérationnel. En 1977, le Groupement Opérationnel de la Légion Etrangère est dissous et le régiment réorganisé.
En 1980, le régiment reçoit de nouveaux matériels (les VAB), et reprend l'appellation de 2éme Régiment Etranger d'Infanterie. En 1983, alors que le régiment est engagé au Liban, ses hommes apprennent, pendant leur séjour, qu'ils ne reverront pas la Corse et que le retour se fera directement dans leur nouvelle garnison, à Nîmes.





Effectif du Régiment

Implantation du Régiment


- Implantation :Nîmes (Gard)
- Téléphone :04.66.02.32.99 (central)
- Fax :04.66.02.34.04
- Site internet :www.legion-etrangere.com
- Adresse :
Caserne Colonel de Chabrières
30 998 Nîmes armées




